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Résumé du Colloque Medico Technique de l' afesa : Gérer la blessure en ski de compétitionOn se demande malheureusement qui, ayant pratiqué un peu intensément le ski n' a pas eu de problème de blessure en ski et notamment de soucis au niveau des LCA (ligament croisé antérieur). En réunissant des entraîneurs et techniciens du ski, des médecins, des kinésithérapeutes, des chercheurs, des constructeurs et des coureurs de haut niveau, le colloque medico technique fait le point sur l' état des connaissances. Il donne des pistes pour la prise en compte de ce problème en ski de compétition avec les retombés que cela peut avoir sur l' ensemble des pratiquants du ski. Gérard Gautier "La rentrée de genou, une technique malsaine"En observant l' évolution de la technique et de l' enseignement du ski on s' aperçoit qu' il y a eu dans le passé des abus sur la technique de rentrée de genou. Pour initier un virage coupé, les mécanismes permettant de basculer le ski afin de le mettre sur la carre sont au nombres de trois. L' inclinaison générale du corps, l' angulation (angle que forme le bas du corps avec le haut au niveau de la hanche) et la rentrée de genou qui consiste, jambe fléchie à le pousser vers l'intérieur du virage. En ski, il convient de privilégier au maximum l' angulation face à la rentrée de genou, qui met en tension le LLI (ligament latéral interne), expose davantage le LCA et écrase le ménisque externe. Il est bel et bien possible de ne pas utiliser la rentrée de genou ! Le pied peut travailler seul et suffit à engager le coupé, certes avec peu d'angle de prise de carre. L' angulation peut être abordée très tôt pour augmenter l'angle de prise de carre .Il convient de corriger systématiquement toute apparition de cette technique. Bien entendu, des découvertes du coupé par poussée des genoux sont possibles mais ne doivent pas faire l'objet d'un apprentissage ni d'efforts violents ni de surcharges. Il conviendra donc de s' efforcer de limiter dés que possible la rentrée de genou en gardant un alignement des trois articulations cheville – genou - hanche dans un même plan et en jouant davantage sur l' angulation. La compétition expose le genou à des contraintes importantes qui plaident pour ne pas les accentuer par une rentrée de genou volontaire. Jean Pierre Vidal : Techniquement la rentrée de genou limite l' effort exercé sur le ski. En restant dans l' axe le geste en plus d' être moins traumatisant pour le genou est beaucoup plus efficace. Malheureusement certaines situations ne permettent pas de garder totalement cet alignement. Il faut également trouver le juste basculement du ski, un ski trop sur la carre va s' ancrer dans la neige provoquant ainsi un freinage du skieur. Note du rédacteur (Paul TROUILHET) : Ne pas utiliser du tout cette technique, pose un problème technique important au skieur, dans certaines situations de basse vitesse par exemple où elle permet un fort basculement du ski alors que l' inclinaison générale du corps ne peut être élevée. En nous livrant des pistes pour enfin se délivrer de cette technique, G. Gautier met à la disposition des skieurs des connaissances fort intéressantes. La porte est ouverte à des questions sur l' enseignement de la technique de ski telle que : comment doit-on enseigner le coupé en 2006, en tenant compte des difficultés que peut rencontrer un debutant pour apprréhender la technique moderne du coupé dite "deux pieds". Sidas, Julien Calléja : "évolution des orthèses plantaires thermoformées"Ce qui est appelé semelle moulée par la majorité des pratiquants, a connu une forte évolution grâce aux progrès en matière de performance des matériaux. Autrefois on recherchait, pour plus de précision, un contact le plus direct possible entre le pied et la chaussure. Actuellement grâce à des matériaux fins et rigide, la semelle, en limitant la déformation du pied en pronation (appui sur la face interne du pied et le gros orteil), va permettre de diminuer le temps de latence entre l' inclinaison des tibias du skieur et la réaction des skis. De plus, en augmentant la surface et la qualité de l' appui du pied contre la chaussure, les sensations kinesthésiques sont améliorées (chaîne neuromotrice qui permet de réaliser un geste en sport de façon quasi inconsciente). Aujourd'hui la mode n' est plus à la souffrance en ski et on peut allier performance et confort relatif. De part le nombre de paramètres a prendre en compte et de par le changement et la diversité des modèles, Il n' est pas possible d' attribuer une tendance de moule à une marque. Il convient de respecter les conseils simples en matière de choix des coques de chaussures de ski qui suivent : - Pied nu calé en avant dans la chaussure sans chausson, il doit y avoir une réserve d' espace de 1,5 cm à 2,5 cm entre son talon et la coque. - On doit pouvoir passer une main de chaque coté des malléoles. - Il doit y avoir un espace entre le coup de pied et la coque. - Le pied doit pouvoir effectuer un léger mouvement d' essuie glace dans la coque. Si ces espaces ne sont pas respectés on imagine aisément les surpressions qui seront imposé au pied quand on rajoutera le chausson. Réaction unanime de l' ensemble des skieurs de haut niveau et entraîneurs : on se demande bien pourquoi dans le passé on a accepté de tant souffrir au niveau des pieds.
Prise en compte de la blessure par les constructeurs
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